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Les célébrités de la Famille

Je suis fier de compter parmi mes aieux des personnes célébres. Toutes issues du sud-ouest de la France, ces personnalités se sont soit illustrées dans leur département de naissance soit grâce à leur métier ont dépassé largement la région.

Du côté de mon Père, c'est surtout dans la famille Flamens que l'on trouve quelques célébrités :

  • Joseph Flamens,

Il est né à Castelmayran le 16 mars 1856, est le fils ainé d'un maréchal-ferrant Arnaud. Il a un frère qui est installé à Castelmayran comme maréchal ferrant. Joseph fréquente l'école communale de Castelmayran puis le collège de Castelsarrasin à partir de 8 ans en tant que pensionnaire. Grâce a de bons résultats scolaires, il obtient une bourse d'études de 250F par an. Il poursuit ses études classiquesau lycée de Montauban. A l'occasion d'une rébellion de potaches contre un surveillant malveillant, il se fait expulser de ce lycée avec d'autres camarades. Malgré tout, il intègre une boite à bachot à toulouse et obtient son bac.

Il explique dans ses mémoires : à cette époque (1874) les épreuves du baccalauréat n’étaient pas encore scindées en 1ère et philosophie. Ces épreuves n’avaient lieu qu’après la philosophie. Elles avaient lieu par séries de candidats, autant qu'il m’en souvient. Elles duraient deux jours.
1ère journée : composition en discours latin, de 8 heures à midi. Version latine de 14 heures à 16 heures.
2ème Journée : Dissertation sur un sujet philosophique, dans la matinée, de 8 heures à 11 heures.
A 14 heures de la 2ème journée, proclamation des candidats admissibles et immédiatement après oral devant le Jury d’examen. L’oral fini, proclamation des candidats reçus définitivement.
Il y a lieu d’ajouter que les admissibles allaient à l’oral avec la robe.

Après le bac, il s'engage pour 5 ans dans l'armée où il devient zouave.Il vit différentes péripéties pendant lesquelles son esprit rebelle et frondeur lui vaut une rétrogadation puis les félicitations de ses gradés. Il écrit : je partis de Montauban le 18 février 1875 pour Alger, département dans lequel était stationné le régiment. Arrivé au corps le 22 février 1875.

Zouave de 2ème classe     le 22 février 1875
Idem              le 1er   avri1 1875
Caporal             le 11 septembre 1875
Cassé de caporal et remis zouave de 2ème  classe le 25 juin 1878 par décision de M. le Général Commandant de la 3ème subdivision du 15ème Corps.

Le général auquel il adresse une lettre de protestation, dit de lui : « Ce jeune Caporal aurait été bien puni par quelques Jours de prison pour la faute commise, mais la façon dont il a présenté sa réclamation dénote chez lui un esprit d’indiscipline calculée qui le rend indigne de ses galons. »

En 1879, il rentre en France et retourne chez lui à Castelmayran. Début 1880, il est employé à la sous-prefecture de Castelsarrasin. Il est révoqué ainsi que l'un de ses collègues en 1912 pour leur appartenance aux républicains. Sanction également dû à son lien de parenté avec Pierre Flamens, avocat, déporté du 2 décembre 1851. Leura requête auprès du conseil d'état est acceptée 8 ans après ! Début 1909, il entre prend des études d'avocat, il a 52 ans. Il est licencié en droit en 1911 et devient avocat en 1913 auprès le tribunal de Castelsarrasin jusqu'en 1920 où il devient maire de Castelsarrasin.

Franc-maçon, il fut initié à la loge "La Libre Pensée" à l'Orient de Castelsarrasin tout comme Pierre Flamens. Il rejoint toutefois en 1907 La Parfaite Union de Montauban. Après la première Guerre mondiale où il perd dans les combats son fils cadet Max, saint-cyrien, il parvient lors d'élections municipales à imposer ses idées. Elu 1er adjoint, il devient maire en 1920. Constamment réélu, il démissionne finalement en février 1941, refusant de prêter serment au maréchal Pétain et au régime de Vichy. A la fin de la guerre, il est nommé par le gouvernement provisoire Maire de Castel. Il démisisonne rapidement se trouvant trop âgé, il cède la place à son ami F. Béziers.

Il est nommé officier d'Académie en mars 1906, puis officier de la légion d'honneur le 28 juillet 1938.

On ne peut pas évoquer la vie de Joseph Flamens sans parler de son épouse Bathilde. Elle se marie à 18 ans et subit un an après l'épreuve de la perte d'un enfant. Sa première fille. C'est elle qui reprit ses études et réussit à devenir professeur à l'Ecole Primaire Supérieure » de jeunes filles, à Castelsarrasin, de toute récente création. Et qu'on retienne cet autre aspect : Bathilde aussi bien que Joseph concourent également à la vie du ménage. Ce n'est pas un simple impératif de cette vie « urbaine » relativement couteuse car dépourvue de l'approvisionnement direct d'une propriété campagnarde : Castelsarrasin, vieux chef-lieu administratif, ne propose en effet qu'un cadre citadin à ses fonctionnaires et à ses employés comme à ses artisans. Non, pas un simple impératif économique pour autant, mais la volonté affirmée de tous deux, époux et épouse, de l'égalité dans le couple, de la presque pleine liberté et possession des droits de la femme.

  • Pierre Flamens a ouvert en 1889 le premier pensionnat de jeunes filles de France à Castelsarrazin

Du côté de ma Mère, c'est essentiellement dans le milieu artistique que l'on trouve des célébrités :

  • René Lapelletrie (1884 – 1956) Jean Siegler dit de lui que c'est une des plus denses, des plus riches carrières de ténor. A la fois, ou successivement modèle du ténor français « di grazia » (ténor lyrique léger),en faveur au XIXème siècle, puis ténor demi-caractère de premier plan (José, Werther, Des Grieux, Mylio, Gérald, Faust, Benvenuto Cellini, Johnson de la Fille du Far-West, etc.) 1908 débuts à Paris (Haydée, d’Auber), 1909-1912 : Saisons à Dijon, Nice, Marseille, etc. 1913 retour à Paris. Choisi par Gabriel Astruc pour la résurrection du Benvenuto de Berlioz, lors de l’inauguration, du Théâtre des Champs-Elysées. 1914-1918 : guerre héroïque : blessures, décorations. 1919 : débuts à l’Opéra-Comique (Werther). Plus de deux décennies dans ce Théâtre, alors le vrai centre lyrique, vraiment créatif, de la capitale. Nombreuses créations : Lorenzaccio, de Moret, Le Sauteriot, de Lazzari. Acteur habile, Lapelletrie pouvait presque tout faire. Ne le vit-on pas, en 1938-1939, lors de tournées du « Barbier de Séville » jouant Bartholo (baryton-basse) aux côtés de Baugé et de Villabella ?Voix longue, ductile, douée d’un solide médium, avec des notes aiguës « piano », très faciles. Excellente technique, qui permit cette carrière protéiforme. En 1948 il tenait encore, Salle Favart, tous les rôles, si importants de « deuxième ténor ». Du Remendado de Carmen au Basile des Noces de Figaro. Il fut tout naturellement choisi par Michel de Bry et Guy Dumazert pour incarner Spalanzani (le père de la poupée magique) dans le premier enregistrement des Contes d’Hoffmann - d’un consentement quasi général la seule version vraiment fidèle à ce style français, qu’Offenbach affectionnait tant.
  • Germaine Lapelletrie (1892-1970) soeur de René Lapelletrie elle entame une carrière de soprano avec un certain succès suivant en cela les traces de son frère. Son mariage et l'arrivée de ses premiers enfants privent le théatre lyrique français d'une voix remarquable. J'ai eu peu d'occasion de l'entrendre, mais à chaque fois j'ai été étonné de la fraicheur de sa voie même à la fin de sa vie.

 

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